20h57 – Vénus, la Grande Ourse et bien d’autres constellations… Cette nuit, la nature nous a souri. «Howsome !» Salty n’en revient pas, il prend tant de plaisir à la barre : «Etant enfant, je rêvai de moments de navigation comme celui-là !» Il Mostro – le Monstre en italien, nom de baptême de notre Puma – ne descend plus en dessous de 20 nœuds depuis déjà quatre heures dans des conditions pourtant tranquilles. Les gars se régalent. La Volvo Ocean Race promet des records. En convoyage vers la ville de départ, Alicante, Espagne, nous chevauchons devant une dépression depuis plusieurs jours, suffisamment vite pour qu’elle ne nous rattrape pas et profiter du vent qu’elle génère. L’atmosphère est aux sourires, le bateau glisse sans heurts à grande vitesse et droit vers Gibraltar…

Jusqu’ici, les nuits avaient été noires, sans lune ni étoile – parfait entraînement pour barrer en aveugle, ne disposant que des instruments électroniques comme repères.


A la barre de nuit. © Rick Deppe / Puma / VOR.

Nous ne saurons qu’après le départ de la course si notre plan Bottin-Carceek est rapide ou non, les spéculations vont bon train… Mais une chose est sûre, Il Mostro se comporte de façon très saine et procure du plaisir à l’équipage. Se sont habituellement de bons signes… L’avenir nous le dira ! Maintenant, Michi est à la barre ; sourire aux lèvres, notre jeune Allemand se régale. Allez, je vous laisse, ma bannette me réclame !