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Monthly Archives: décembre 2008

De Singapour, un joyeux Noël à vous tous !

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Petit retour sur cette troisième étape, de Cochin à Singapour.

La première partie, qui nous a amenés jusqu’à la pointe Nord-Ouest de Sumatra restera dans ma mémoire comme une semaine fastidieuse : nous étions coincés sous une chape de nuages, nous semblons systématiquement virer d’un refus vers un autre, avec la désagréable sensation de ne pas progresser et de dépenser une énergie incroyable pour un piteux résultat.

La deuxième partie, en revanche, s’est révélée comme la phase la plus prenante et la plus palpitante depuis le début de la course. Le détroit de Malacca et son étroitesse ont concentré la flotte dans un espace restreint, le tout pimenté par des vents faibles, voire nuls, et des courant souvent contraires…

Pendant plus de 48 heures, nous sommes quatre bateaux à la bagarre pour la première place, sans négliger l’éventuel retour de deux ou trois poursuivants supplémentaires.

Que ce soit ici à l’approche de l’Inde, ou entre Cochin et Singapour, les fortes chaleurs et les petits airs ne sont pas les conditions les plus faciles à encaisser en régate, surtout à onze dans un réduit de carbone ! © Rick Deppe / Puma Ocean Racing

Pour finir dans cette régate digne d’une arrivée de Tour de France à la voile, les quatre premiers franchissent la ligne en vingt minutes – dont trois en cinq minutes seulement !

Nous ne nous en sortons pas si mal avec une nouvelle deuxiéme place à l’arrivée à Singapour, juste derrière Telefonica Blue, mais le système de points et de portes nous laisse à égalité avec Ericsson 4, qui finit quatrième… Bon, tous ces calculs sont un peu compliqués, mais on verra ça plus tard. Ce qui importe, c’est le résultat final…

A l’arrivée à Singapour, nous organisons un débriefing express, puis la plupart des équipiers s’envolent vers leurs familles respectives pour les fêtes de fin d’année.

Ici, le contraste avec l’Inde est «estourbissant». Les centres commerciaux foisonnent, l’horizon est toujours masqué par un building ou un gratte-ciel et les grues poussent mieux que les arbres – et les cargos semblent se développer aussi bien que les algues à Cochin !

Un peu de confort et de civilisation ne fait tout de même pas de mal lorsque l’on pose son sac après des journées de mer exigeantes et tendues…
Passez de bonnes fêtes !

Malacca : un détroit de folie !

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Détroit de Malacca. Quel régal ! Ici, en plein cœur du Détroit, «c’est du grand n’importe quoi !» Du courant à gogo, des cargos à ne pas en pas croire ses yeux, des myriades de petits bateaux de pêche, des remorqueurs et leurs barges en travers de la route… Le peu de vent existant se trouve à la côte, au ras de la côte. Je dois avouer que je me régale, il faut régler en permanence, changer de cap pour suivre les rotations incessantes du vent. Ericsson 4 avait 30 milles d’avance en rentrant dans le Détroit, ils sont maintenant avec nous, E3 et Telefonica Blue. La tentation est toujours grande de profiter des petites risées du large pour dépasser l’adversaire, mais, à chaque fois, quand la messe est presque dite, le vent rentre de terre à nouveau – et tout est à refaire.
 

Couloir étroit, trafic maritime insensé, vent capricieux, courants contraires… Le détroit de Malacca est un régal pour les fins tacticiens – et les nerfs solides !

Nous venons de… remonter l’ancre. Eh oui, dans le courant contraire, sans vent, nous avons dû mouiller pendant une dizaine de minutes avec E4 pendant que les deux autres profitaient de quelques restes de brise mourante, et repartaient vers le large… Peut-être est-ce enfin l’opportunité pour nous de «prendre la terre» ?

Encore 130 milles avant l’arrivée… Il est temps, car les peaux commencent à souffrir de la chaleur, de l’humidité et du manque d’hygiène. Les marins ne sentent pas bon et ça commence à gratter !

Le temps d’écrire ce petit mot et j’entends l’équipage qui s’apprête à remouiller l’ancre… Non, on n’est pas encore au vent de la bouée !

Allez, à bientôt, on va quand même finir par arriver !

A l’entrée du détroit de Malacca

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A quelques dizaines de milles de la pointe Nord de Sumatra marquant l’entrée du détroit de Malacca…

Température de l’eau : 28°C, air : 32°C. Il fait donc chaud et humide ! La peau commence à souffrir de chaque petit frottement causé par le cirée. Au près dans une vingtaine de nœuds, les embruns incitent au port du ciré, même si les manœuvres peuvent être faites en short et torse nu.

Tout se passe bien à bord d’Il Mostro – ou presque : il nous manque 20 milles pour franchir la porte (rapportant des points) en tête, nous allons perdre deux points sur E4 qui navigue décidément très bien !


Telefonica Blue n’en peut mais… Ericsson 4 va se recaler au Nord et pourrait bien empocher le gain de la porte Nord de Palau We ! Sur Puma, nous sommes quatrièmes. Pour l’instant.

On peut penser que l’étape ne fera que commencer dans une centaine de milles, dans le détroit, quand le vent se sera cassé la figure et que nous devrons naviguer le long de la côte, évitant les filets de pêche et respectantle chenal des cargos (c’est l’un des pasaages les plus fréquentés au monde). Un beau programme qui nous promet au moins de l’action et du spectacle !

Souvent, j’ai une pensée pour les camarades du Vendée Globe, pour la difficulté de ceux qui restent en course, du premier au dernier, et pour ceux qui y ont consacré plusieurs années de leur vie et ne pourront atteindre leur but. Alors ici, même si tout n’est pas rose, je ne me plains pas et espère ramener pleins de récits de ce passage de Malacca, pour, dans quelques années, raconter tout ça à mes petits-enfants ! Ah, soudain, la vie est belle !

Bosses et matossage

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Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici, ça penche un peu ! Entre 20 et 30 degrés, terrain très bosselé en supplément.

Les déplacements dans le bateau sont difficiles et acrobatiques. Se rendre aux toilettes, situées dans la partie avant du bateau, est une aventure – et lorsqu’on les a atteints, on s’aperçoit que ce n’est que le début de l’aventure…
Taper sur le clavier, anglo-saxon qui plus est, tient aussi d’un exercice d’adresse, heureusement ce que vous lisez a été corrigé – j’espère !

Petit moment amusant ce matin : en fin de quart, je transmets la barre a Justin Ferris, puis me dirige sous le vent, me disant que je pourrais peut-être apercevoir Telefonica Black. Auparavant, au lever du jour, nous pouvions distinguer Ericsson 3 à notre vent – et avoir la satisfaction d’aller plus vite qu’eux. M’attendant à chercher les Espagnols vers l’horizon, j’éclate de rire en les voyant une centaine de mètres seulement sous notre foc ! A quelques minutes prêt, nous aurions pu les entendre avant de les voir !


Une vue générale de cette troisième étape de la Volvo Ocean Race. Un parcours certes inédit et excitant, mais aussi plutôt éprouvant ! Tele Blue mène le bal, devant E4, E3… et nous.

 

Tout cela est bien chouette, mais c’est aussi symptomatique de notre étape. A chaque fois que nous sommes au contact d’autres bateaux, nous gagnons les duels – mais, à chaque fois que nous avons tirons nos bords tout seuls, nous nous débrouillons mal…

En tout cas, ce matin, le moral revient à bord avec notre retour sur ces deux bateaux, Tele Black et E3, car les dernières 24 heures ont été assez pénibles. Sous les nuages, nous avons viré à chaque bascule de vent… et chaque virement demande de déplacer trois tonnes de voiles et de matériel dans les conditions décrites plus haut !

Le clou du spectacle a été quand, en pleine nuit, nous sommes sortis de la bannette au son de : «Tacking !» («On vire !»). Nous nous chargeons de transférer les sacs et le matériel d’un bord à l’autre à l’intérieur de Puma, pendant que les gars sur le pont s’occupent de matosser les voiles. Cinq minutes plus tard, tout est transféré ; en sueur, je m’apprête à monter sur le pont pour participer au virement lorsque j’entends : «Stand by !» («On attend !»). Qui se transforme quelques minutes plus tard en : «Désolé, les gars, on ne vire plus…» Ce qui signifie qu’il faut donc remonter au vent les fameuses trois tonnes que nous venons de nous trimballer !
Ah ! Ce n’est pas toujours rigolo, la vie de marin…

En bagarre avec Telefonica Blue et Ericsson 4

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Entre Cochin et Singapour… Les jours et les nuits se suivent, mais ne se ressemblent pas ! Belle journée de petit temps, nous bagarrons au réglage pour gagner quelques «pouillèmes». La nuit arrivant, nous sommes enfin clairement placés devant Telefonica Blue et Ericsson 4… Chouette ! L’équipage a le moral haut.

Premier nuage nocturne, le vent bascule, nous passons du génois de tête sur enrouleur au génois classique. Tout se passe bien, la survente et la bascule de vent sont bien gérées. Puis un autre nuage, puis un autre, pluie battante, nous sommes toujours devant.


La preuve par l’image d’une belle bagarre : en ce mardi 16 décembre au matin, Telefonica Blue (bleu) était repassé en tête, 10 milles devant nous (rouge) ! Et rien n’était encore fini…

Coincés contre cette ligne imaginaire délimitée par les deux waypoints «antipirate», nous sommes contraints d’enchaîner des virements de bord, face à deux nœuds de courant. Nous perdons nos adversaires de vue…

Well, well, tout cela ne sent pas très bon. L’équipage s’est donné à fond toute la nuit, enchaînant plusieurs quarts sans dormir. La récompense ? E4 est 5 milles à notre vent et Tele Blue s’est faufilé sur notre gauche. Les gars font grise mine !

Aujourd’hui, encore du près, entre 9 et 12 nœuds. Un peu monotone, mais nous semblons avoir la vitesse «qui va bien». Et puis, nous sortons enfin de ce courant contraire. La vitesse que nous lisons sur le pont est enfin la même que la vitesse sur le fond ! E4 est à nouveau en vue. Rien n’est fini. Ça va chauffer…

Vrai match-race pour bouée virtuelle !

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Nuit. Nous sommes en approche du premier waypoint de course à contourner, au contact avec Telephonica Black – quelques longueurs seulement. Tension, manœuvres au cordeau.

Arrivant au vent arrière, nous enchaînons les empannages vers cette marque virtuelle. Notre skipper, Ken Read, depuis la table à cartes, guide grâce à un petit haut-parleur extérieur le barreur, Rob Greenwalsh, afin d’être certain de la laisser du bon côté avec suffisamment de marge pour qu’aucun concurrent ou comité de course vienne réclamer contre nous.

Tele Black, en approche tribord amures, nous fait alors l’intérieur, avec seulement deux petites longueurs d’avance ! Mais, sans doute poussés par la pression que nous représentons, nos concurrents espagnols ne peuvent s’empêcher – un peu tôt ?– de tourner la barre et d’amorcer leur virage… Pendant ce temps, Ken, notre skipper, s’égosille dans le haut-parleur : «Gybe, we have to turn now !» («Empannez, il faut que nous tournions maintenant !»). D’après lui, nous ne faisons pas la bouée, et une manœuvre supplémentaire est nécessaire…

Tandis que les Espagnol terminent leur virage et prennent leur nouveau cap vers le large, nous voici contraints d’empanner de nouveau, afin de garder plus de sécurité par rapport à ce point fictif, mais obligatoire, laissant ainsi nos adversaires prendre le large…

Nous passons finalement ce waypoint avec une cinquantaine de mètres de marge de plus que Telefonica Black. Dommage, nous perdons ainsi l’occasion de leur passer devant…

Mais, quelques minutes plus tard, nous voyons les Espagnols soudain rouler leur gennaker et faire demi-tour, sous trinquette et grand-voile, pour venir repasser cette bouée imaginaire, qu’ils estiment maintenant avoir laissé du mauvais côté !

Et, une douzaine d’heure plus tard, alors même que je vous écris, nos petits camarades sont une dizaine de milles derrière nous !

Voila, juste une petite anecdote de course, à quelques dizaine de milles sous le vent du Sri Lanka…

Nuit de pleine lune au Sud du Sri-Lanka

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Au Sud du Sri-Lanka. Minuit, pleine lune, ciel clair. Nous sommes à une quarantaine de milles du premier waypoint «antipirates». Ericsson 4, Telephonica Blue, le Black, les Dragons et E3 sont à vue. La course est serrée, comme depuis le départ d’Alicante,voici plus de deux mois. Les conditions sont faciles, 10 nœuds de vent, c’est agréable de naviguer sans en prendre plein les mirettes, d’autant que la température est aussi idéale. Nous n’avons embarqué ni bottes, ni duvet pour cette étape – un signe !

Côté nourriture, c’est toujours un peu particulier de se remettre au lyophilisé, surtout après deux semaines de curry indiens délicieux, mais il faut bien s’y faire. Petit détails : les cuillères sont restées à terre, oubliées. Heureusement, nous avons quelques fourchettes en plastique pour dépanner.

Il faut aussi se remettre dans le rythme de ces quatre heures sur le pont et trois heures de sommeil – en général, cela prend 48 heures.

La course est loin d’etre jouée, mais nous sommes dans le bon paquet. Comme d’habitude, tout reste à faire ! Les conditions sont clémentes, mais la concentration et la tension sont maximales.

Allez, si je veux être au top tout à l’heure, il faut que je quitte la table à cartes pour me hisser dans la bannette tiède de l’équipier que je remplace, avec, pour tout confort, un petit oreiller. C’est déjà pas mal !

Cochin, veille de départ

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Cochin. Ça y est, mon sac est à bord d’Il Mostro. Deux tee-shirts, deux shorts, une polaire fine, un collant fin, deux paires de lunettes, une casquette, un chapeau, une brosse à dent et une paire de chaussures en caoutchouc. Prêt pour dix jours de mer et de régate à travers le golfe de Bengale et le fameux détroit de Malacca. Vent faible, voire inexistant, pour commencer,  du près pour traverser le Golfe, puis des orages pour finir dans le Détroit. Parcours parsemé de filets de pêche, de billes de bois (nous sommes en pleine période de mousson), de cargos à gogo et probablement de pirates… C’est pour cela que deux waypoints nous tiendront à l’écart des côtes sri-lankaises.

 
Dernière vérification des réparations effectuées sur Puma avant sa remise à l’eau à Cochin.
© Sally Collison / Puma Ocean Racing.

A bord de Puma, il est temps pour nous d’inverser la tendance et de nous relancer dans une «spirale positive». Pas de soucis, sourire en tête et couteau entre les dents nous allons remettre du charbon dans «le monstre» !

«Namaste» l’Inde, fantastique pays, merveilleuse région et accueil incroyable. Singapour ne s’annonce pas aussi haut en couleurs, mais la découverte continue. Il est bon de prendre du recul, sortir la tête de notre quotidien d’équipe et de s’apercevoir que la vie n’est pas si grise que cela et que nous avons une chance immense de faire cette course…
A bientôt.

L’Inde, pays fantastique

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Cochin, Inde. De retour de quatre jours dans les montagnes, en balade, tout imprégné de la culture du thé… Inde fantastique ! Tout semble incroyable, le spectacle est permanent. Ici, trois religions cohabitent comme probablement nulle part ailleurs : islam, hindouisme et christianisme.

Le dépaysement est total, une véritable coupure avec cette course qui peut parfois paraître futile. Pourtant, je lui trouve un sens : nous fabriquons du rêve et de l’évasion dans cette triste actualité. Ici, les télévisions relaient ce qui touche à la Volvo Race d’une façon incroyable. La course semble être connue de tout le monde. Lorsqu’ils apprennent que l’on fait partie de l’événement, le sourire des gens fait vraiment plaisir, aussi inattendu qu’il soit, que ce soit ici à Cochin ou au cœur des montagnes…


A Cochin, des bateaux de pêche locaux viennent nous accueillir. Un total dépaysement !
© Dave Kneale / Volvo Ocean Race

La deuxième étape s’est révélée difficile pour nous, et notre cinquième place ne fait qu’amplifier la frustration. Pourtant, depuis mon ordinateur, je suis le Vendée Globe et le parcours de Thomas Coville autour du monde et je prends alors du recul sur ce que nous faisons… Sur la Volvo, la difficulté est ailleurs.

Même si je ne peux bien sûr tout livrer, les rapports humains ne sont pas toujours simples et c’est probablement là que se situe le vrai défi.
Dans quelques jours, nous allons reprendre la mer pour Singapour. Pirates et calmes plats au menu – je me demande ce que je redoute le plus !

Chaleur, moiteur, touffeur – pétole

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0,4° Sud, 77° Est. La vie est dure. C’est ce que l’on se dit sur Il Mostro au cœur de la bataille en fond de peloton, luttant dans des petits airs ne dépassant pas les 7 nœuds. Il y a eu les calmes du pot au noir. Il y la pétole qui enserre l’Inde dans ses filets – et nous avec. Notre quille est sous le vent la plupart du temps, histoire de créer un peu de gîte et diminuer la surface mouillée. Dur, dur, quand on se voyait déjà remontant les deux Ericsson, à vue avec E3 avant cette fameuse nuit et ce fameux nuage… Enorme masse planant au-dessus de notre tête, pluie à gogo, et risée dans tous les sens – mais jamais le bon ! Depuis ce fameux nuage «spécial Puma», nous traînons derrière les Dragons et Delta Lloyd, mon ancien bateau (ABN-Amro 1), d’espoirs en déceptions. Nous apercevons le moment où nous remontons sur eux, nous les voyons grossir, puis… un trou d’air nous remet à notre place. Ce n’est pas par manque de travail, car le boulot est fait, et bien fait, mais il faut parfois de la réussite dans notre sport et nous en avons cruellement manqué, contrairement à E4 qui éclate de sa vitesse, d’une bonne navigation et de cette fameuse réussite. C’est sûrement cette fameuse spirale positive–  ou négative…
Quoi qu’il en soit, je me bagarre avec moi-même pour ne pas sombrer dans le défaitisme et poursuivre le boulot au mieux. Y parvenir est un accomplissement – «achievment», comme disent mes collègues anglo-saxons. La troisième place est à portée de fusil – ce serait moindre mal.

Un ami de circonstance quand on a la désagréable impression de s’être fait… pigeonner par les calmes. © Rick Deppe / Puma / VOR.

L’Inde aussi semble être – hélas – à portée de fusil. Nous ne recevons que très peu de nouvelles de l’extérieur, mais il ne s’agit que de tristes nouvelles, notamment pour l’Inde et Bombay. Le monde est malade… Quelque part, isolés de cette folie, nous vivons une «aventure inutile» dans notre propre monde, tout rond, tout eau. Mais c’est peut-être dans ces mauvaises périodes que ces aventures insolites comme la Volvo Ocean Race ou le Vendée Globe deviennent les plus utiles, en apportant un brin d’évasion à qui veut s’y intéresser.

Ruisselant de sueur, il est temps que je vous laisse pour ma bannette.
Cet océan Indien n’a pas fini de nous en faire voir, il faut rester vaillant.