Cochin, Inde. De retour de quatre jours dans les montagnes, en balade, tout imprégné de la culture du thé… Inde fantastique ! Tout semble incroyable, le spectacle est permanent. Ici, trois religions cohabitent comme probablement nulle part ailleurs : islam, hindouisme et christianisme.

Le dépaysement est total, une véritable coupure avec cette course qui peut parfois paraître futile. Pourtant, je lui trouve un sens : nous fabriquons du rêve et de l’évasion dans cette triste actualité. Ici, les télévisions relaient ce qui touche à la Volvo Race d’une façon incroyable. La course semble être connue de tout le monde. Lorsqu’ils apprennent que l’on fait partie de l’événement, le sourire des gens fait vraiment plaisir, aussi inattendu qu’il soit, que ce soit ici à Cochin ou au cœur des montagnes…


A Cochin, des bateaux de pêche locaux viennent nous accueillir. Un total dépaysement !
© Dave Kneale / Volvo Ocean Race

La deuxième étape s’est révélée difficile pour nous, et notre cinquième place ne fait qu’amplifier la frustration. Pourtant, depuis mon ordinateur, je suis le Vendée Globe et le parcours de Thomas Coville autour du monde et je prends alors du recul sur ce que nous faisons… Sur la Volvo, la difficulté est ailleurs.

Même si je ne peux bien sûr tout livrer, les rapports humains ne sont pas toujours simples et c’est probablement là que se situe le vrai défi.
Dans quelques jours, nous allons reprendre la mer pour Singapour. Pirates et calmes plats au menu – je me demande ce que je redoute le plus !