A quelques dizaines de milles de la pointe Nord de Sumatra marquant l’entrée du détroit de Malacca…

Température de l’eau : 28°C, air : 32°C. Il fait donc chaud et humide ! La peau commence à souffrir de chaque petit frottement causé par le cirée. Au près dans une vingtaine de nœuds, les embruns incitent au port du ciré, même si les manœuvres peuvent être faites en short et torse nu.

Tout se passe bien à bord d’Il Mostro – ou presque : il nous manque 20 milles pour franchir la porte (rapportant des points) en tête, nous allons perdre deux points sur E4 qui navigue décidément très bien !


Telefonica Blue n’en peut mais… Ericsson 4 va se recaler au Nord et pourrait bien empocher le gain de la porte Nord de Palau We ! Sur Puma, nous sommes quatrièmes. Pour l’instant.

On peut penser que l’étape ne fera que commencer dans une centaine de milles, dans le détroit, quand le vent se sera cassé la figure et que nous devrons naviguer le long de la côte, évitant les filets de pêche et respectantle chenal des cargos (c’est l’un des pasaages les plus fréquentés au monde). Un beau programme qui nous promet au moins de l’action et du spectacle !

Souvent, j’ai une pensée pour les camarades du Vendée Globe, pour la difficulté de ceux qui restent en course, du premier au dernier, et pour ceux qui y ont consacré plusieurs années de leur vie et ne pourront atteindre leur but. Alors ici, même si tout n’est pas rose, je ne me plains pas et espère ramener pleins de récits de ce passage de Malacca, pour, dans quelques années, raconter tout ça à mes petits-enfants ! Ah, soudain, la vie est belle !