Singapour, veille de départ pour la quatrième étape…

Dernier jour de repos avant d’appareiller pour la Chine ; on profite des derniers moments en famille. L’étape sort des «classiques» du tour du monde, on se rapproche plutôt d’une étape du British Steel Challenge, ce très britannique tour du monde en équipage couru contre les vents dominants.

Dimanche, nous partons donc pour dix-douze jours de près jusqu’à Qingdao, la ville des derniers JO, avec au moins un passage difficile. Nous attendons 40 nœuds et une mer casse-bateau entre les Philippines et Taiwan.  En effet, le courant de Kurishio (plus fort que le Gulf Stream) est contre le vent.

Heureusement, les quatre premiers jours s’annoncent maniables si l’on oublie le fait que nous naviguerons dans l’un des plus gros «rails de cargos» au monde !


Nos bons résultats lors de l’In-Port de Singapour ont redonné le moral à l’équipage de Puma !
© Rick Tomlinson/Volvo Ocean Race.

Après les fêtes et les quelques jours de vacances, on se remet dans un état de «guerrier» se  préparant à partir en campagne. Comme toujours, arriver reste l’objectif numéro un, ne pas casser le bateau. Il faudra absolument ressortir indemne de ce mauvais passage de front froid…

Comme tous les concurrents, Puma n’a pas été épargné par ces trois mois de course intense, l’équipage a déjà vécu des hauts, des bas et quelques heurts, mais j’ose croire que nous repartons de Singapour dans une meilleure dynamique que celle dans laquelle nous nous trouvions en arrivant ici. De toute façon, la Volvo Ocean Race ne laisse personne indemne, il est certain que de nombreux événements nous attendent. Garder du recul sur ce que l’on fait est probablement la clé. A bientôt sur l’eau…