En approche de la pointe Nord des Philippines. Okay, maintenant les choses sérieuses commencent… La latitude de Manille est derrière nous, elle représentait le premier tiers de course.

Nous sommes satisfaits de cette première partie. Les gros bras sont derrière nous et Telefonica Black à notre portée. Mais l’important se situe dans les 48 heures à venir. Prévu depuis plus d’une semaine, le coup de vent annoncé est en approche… 200 milles séparent la pointe des Philippines de la pointe Sud de Taïwan. Le courant, portant face au vent, est plus fort que le Gulf Stream en Atlantique ; par conséquent, nous nous attendons à une mer casse-bateaux.

Nos amis de Green Dragon ont cassé hier leur câble d’étai. Il Mostro, comme le reste de la flotte, dispose du même matériel en carbone. L’essentiel est vraiment de passer à travers sans y laisser de plumes, voire une aile ! Nous compterons les valides à la sortie…

Sur Green Dragon, Ian Walker (photo) et son équipage étaient quatrièmes quand leur étai carbone a cassé. Heureusement, ils ont pu sauver le mât et brêler un étai provisoire.
© Guo Chuan/Green Dragon Racing Team/Volvo Ocean Race
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Si la question se posait avant le départ, la réponse est claire aujourd’hui : oui, ce nouveau parcours de la Volvo Ocean Race est plus éprouvant que le parcours classique.

J’attends le froid avec impatience : il sera le signe de notre approche de l’arrivée, mais aussi le retour des chaussettes, bottes et polaires ! Ma peau n’en peut vraiment plus de ce mélange de sueur et d’humidité. Vive le froid ! Bon, on en reparlera dans cinq jours quand l’eau sera à 5°C…

Je ne vais probablement pas pouvoir écrire dans les deux jours à venir, alors à bientôt – en bon état je l’espère…