80 degrés du vent, une vingtaine de nœuds. Ça penche et ça mouille. Encore et encore, pas beaucoup de variété dans ces alizés du Pacifique Nord, mais on ne se plaint pas, Il Mostro avale les milles à bonne allure. Les nuits deviennent belles, étoiles et lune font le décor. A bord, on vient doucement à bout des petits dommages du début de course, Cassey a pratiquement réparé la barre qui m’était restée dans les mains.


Vent, vitesse, gîte, embruns. Encore plus de 10 000 milles jusqu’à Rio.
© Rick Deppe / Puma Ocean Racing (VOR)

Nous attendons l’arrivée du bébé de Michi Muller, son amie doit accoucher dans les jours à venir d’une petite Mia Carlotta. C’est beau, ça me plaît ! Je trouve tout de même que Michi n’aurait pas dû nous accompagner et rester à Kiel près de ses douces, mais il est jeune ! Il comprendra plus tard… Cela dit, c’est un chouette gars, fort comme un menhir, un peu du genre de Francis Joyon ! Une force de la nature, qui ne parle pas beaucoup – sauf au bar. Et quand sa langue se délie, c’est un plaisir de l’écouter. A bord, je me régale à communiquer avec lui sans qu’on se parle, ça devient un jeu !

Tout va bien ici, mais c’est vrai que le temps est un peu long, encore 4 800 milles pour le Nord de la Nouvelle-Zélande – et 10 600 jusqu’à Rio… L’équateur va nous apporter un semblant d’étape, dans notre tête, nous coupons le chemin en plusieurs sections, histoire de sentir le temps passer par étape.

Allez, restons groupés et continuons à pousser !