Jour 8. Nous avons perdu un petit paquet de milles et sommes maintenant plus proches de nos poursuivants que des leaders…

Un passage sans vent ne nous a pas aidés, mais ils nous a permis d’enlever nos cirés sur le pont pour la première fois depuis le départ. Les conditions de navigations sont difficiles. Beaucoup d’eau sur le pont et une chaleur de plus en plus lourde. Je termine chaque quart totalement trempé de sueur. D’un quart à l’autre, tee-shirt et collant n’ont pas le temps de sécher, on enfile donc des vêtement mouillés avant de repartir pour quatre heures sur le pont. On lutte contre les boutons causés par le sel et la saleté, mais ce n’est pas facile…

Cette édition de la Volvo est vraiment plus difficile que les autres. Nous ne goûtons pas beaucoup aux joies de la glisse au portant.

Cette nuit, la puissance des paquets d’eau dans notre génois a fini par avoir raison de ses deux couches de Mylar. Il ne restait que les fibres nues à proximité du point d’écoute ! Je n’avais encore jamais vu ça !

La longueur de cette étape est une difficulté de plus à gérer. Le mental de l’équipage demande de travailler le positif pour ne pas se laisser aller à la morosité, facilitée par la fatigue. On attend toujours la naissance du bébé de Michi, ce sera un chouette moment à vivre pour lui et tout l’équipage.

L’équateur se fait désirer, mais nous faisons davantage d’Est que de Sud.

Bon, je suis cuit et je perd le fil de mes propos. Je vous laisse et espère vous retrouver après un bon gain sur nos adversaires !

PS. Tandis que j’écris depuis la table à cartes, le vent vient de passer de 21 nœuds à 8 nœuds en moins d’une minute – je ne vous parle même pas du changement de direction.

PS2. Je tire mon chapeau à tous les gars et filles du Vendée Globe, ils m’impressionnent tous beaucoup. J’imagine l’immense satisfaction que ça doit être de finir cette course. Bravo.