Ouf ! Les îles Fidji sont derrière nous – et notre option se revèle plutôt payante. Voici deux jours, après avoir navigué au près serré pendant près d’une semaine, nous avons décidé d’abattre de 30 degrés et de hisser le génois de tête plutôt que le petit… Objectif : traverser les Fidji par le centre, entre les deux îles principales. Malgré les nombreux calculs et données en notre possession, il restait un bon nombre d’inconnues, notamment les effets de site (accélérations ou dévents des îles). Cape avait vu juste, en tout cas : nous ressortons avec un léger avantage et un réel décalage dans l’Ouest.


Après avoir négocié les îles Fidji, pile sur notre route, nous devons maintenant tenter de franchir les premiers la «scoring gate», ligne imaginaire qui part du Nord de la Nouvelle-Zélande et file vers l’Amérique du Sud… © Volvo Ocean Race.

C’est tout de même incroyable de naviguer en ligne droite depuis près de dix jours en plein océan et de devoir tirer des bords pour contourner une île qui se dresse sur le passage !

Quoi qu’il en soit, les Fidji ressemblent au Paradis, il faudra revenir en famille.

Cette première partie d’étape se concluera lorsque nous aurons franchi la «scoring gate» au Nord-Est de la Nouvelle-Zélande. Pour l’instant, nous menons cette course, mais la position Est est davantage ventée… Il nous faudrait ce petit demi-point de bonus sur Ericsson 4 – espérons que nous parviendrons à defendre cette position.

A bord, nous profitons de ces derniers jours de navigation en short ; une dépression semble se préparer à nous cueillir à notre arrivée en Nouvelle-Zélande. Les levers de soleil sont un régal, le plus beau moment de la journée.

Nous terminons notre deuxième semaine de course ; Il Mostro est en forme, Cassey, le «Boat Captain», s’emploie à réparer ou remplacer les petits accrocs par ci-par là. Les corps commencent a s’amincir nettement en dépit d’une nouriture correcte. Il faut s’entretenir aussi, prendre des vitamines et autres huiles de poisson et se tenir à un niveau d’hygiène «acceptable» – c’est-à-dire bien en dessous de ce que vous pouvez imaginer, vous, terriens !

Voilà, il faut tenir, tenir et encore tenir.