Je n’ai pas été très en verve ces derniers jours. Je dois dire que raconter que nous nous faisons distancer par les deux Ericsson n’est pas très marrant… Les choses vont mieux, l’hémorragie due à un mauvais placement sur le plan d’eau, puis à un manque de vitesse (due à des voiles typées différemment de celles de nos deux concurrents) semble contenue. Nous revivons des sensations que nous n’avions pas connues depuis longtemps dans cette course. Le bateau qui tape en descente de vague, des vitesses moyennes autour des 20 nœuds, bref ce que l’on attend lorsque l’on fait un tour du monde «dans le bon sens» !


A bord de Puma (rouge), nous sommes troisièmes, pas très loin d’Ericsson 4 (blanc), mais bien distancés par Ericsson 3 (orange). Au Sud, Green Dragon (vert) va devoir remonter passer la deuxième des portes des glaces, créées à l’identique de celles du Vendée Globe.
© Volvo Ocean Race.

Cette nuit, l’organisation nous a envoyé un mail rapportant l’absence de glace sur notre parcours… La réponse des «Dragons» fut immédiate : ils venaient de passer entre deux glaçons d’environ dix mètres chacun ! Là, ça commence à ressembler à un vrai tour du monde si l’on voit de la glace.
 

Si le vent a enfin accepté de nous pousser, le froid et les embruns sont toujours là. Et les glaces ont fait leur apparition… © Rick Deppe (Puma Racing Team/VOR).

Nous avançons vite, en route pour la porte des glaces, puis virage à droite vers le cap Horn. J’avoue que le temps me paraît plus long que lors du mois de navigation sur Delta Dore avec Jérémie Beyou, pendant la Barcelona Race. Cela dit, tout baigne – c’est le cas de le dire !

Pas beaucoup d’albatros à signaler, c’est très décevant de ce côté-là.
Hier, nous avons été gratifiés d’un superbe coucher de soleil avec un petit trou de ciel bleu dans ce couvercle gris.

A bientôt.