Rio, veille de départ pour Boston… La samba, c’est déjà fini. Pas beaucoup de temps pour souffler. Après 41 jours de mer depuis Qingdao, nous n’avons pu nous accorder que cinq petits jours de repos avant de retourner au bateau et le réactiver pour la course «inshore» du lendemain.

Un bon travail, notamment de Rob Greenwalsh à la tactique et de Ken Read à la barre, nous a permis de passer la première bouée en tête et de terminer à une belle deuxième place – difficile de  contrôler la flotte dans son ensemble sur un plan d’eau aussi capricieux. Donc d’engranger quelques points – et de consolider notre moral.

Retour vers Boston, «port d’attache» de Puma. Trois équipiers, dont le skipper qui habite à Newport. La boucle sera bouclée pour Il Mostro, un véritable tour du monde avant de finir cette Volvo Ocean Race vers l’Europe et Saint-Pétersbourg. Boston est aussi le siège du marketing de Puma, cette étape doit donc être la nôtre !

Rio-Boston, une étape classique, principalement en tribord amures. De Rio au Gulf Stream, nous devrions naviguer en short et chaussures, perspective plutôt agréable après une étape où nous n’avons quitté les bottes que cinq jours avant l’arrivée.

L’équipe est fatiguée, comme toutes les autres, mais la course continue et il faut pousser l’effort encore plus loin. Heureusement, les étapes vont maintenant en se raccourcissant, devenant plus faciles à digérer. Ericsson 4 va-t-il continuer son parcours sans faute ? A voir. De notre côté, nous n’avons qu’à nous battre avec nous-mêmes pour pousser Il Mostro au maximum de son potentiel. Le retour de deux concurrents, absents de la dernière étape (Telefonica Black et Delta Lloyd) est également une bonne chose. Peut-être pourront-ils s’intercaler entre nous, E4 et Telephonica Blue !

J’espère que cette étape sera un plaisir à suivre pour vous, derrière vos écrans.
Bonne course !