Aïe, Aïe, Aïe, on dirait une arrivée de Figaro ! Telefonica Blue, plus de 100 milles d’avance voici trois jours, est bord à bord avec nous. Dans la nuit et le brouillard, nous avons pu nous glisser sous son vent, sous A0 tandis qu’ils naviguaient probablement sous génois. Mais, depuis, nous nous sommes fait reprendre la troisième place à la faveur d’un virement trop tardif. Nous naviguons maintenant dans 5 nœuds de vent tandis qu’Ericsson 4 bénéficie d’une brise de 16 nœuds, une trentaine de milles devant nous. La bataille fait rage ! La fatigue joue sur les nerfs fragiles de quelques-uns d’entre nous. Ah, la pression…

Je dois dire que c’est assez sympathique de se bagarrer aussi près de la ligne d’arrivée, le suspense est une bonne chose.

A terre, nous sommes attendus avec tambours et trompettes, ce serait bien d’enlever la troisième place…

La route est longue et courte à la fois, je vais essayer de prendre un peu de repos.

A bientôt depuis Boston !