Skip to Content

About: Sidneygavignet

Sidney Gavignet. 42 ans, marié, 2 filles. Chef de quart sur le VO 70 Puma pour la Volvo Ocean Race 2008-09, préparation olympique, Coupe de l’America, match-racing, Tour de France à la voile, Solitaire du Figaro et multicoque 60 pieds. En course : 4 cap Horn, 18 transats dont 3 en double, 4 tours du monde en équipage, 2 Solitaire du Figaro, 10 passage de l'équateur, recordman de la traversée de l’Atlantique en monocoque sur Mari-Cha IV, vainqueur de la Volvo Ocean Race 2004-05 sur ABN-Amro 1, de Sydney -Hobart (Assa Abloy), de la Québec/Saint-Malo (Corum).

Recent Posts by Sidneygavignet

Cap sur Saint-Malo… puis la Guadeloupe !

Par

Well, well… Il s’en est passé des choses depuis le Sri Lanka !

Convoyage du bateau par la mer Rouge puis la Méditerranée, qualification de Cadix à Lorient, puis un chantier express de dix jours (histoire de se délester d’une demi-tonne et de décorer Majan aux couleurs d’Oman Air). Petit sprint vers Cowes et sa Semaine nautique, qualification de Loïk Gallon, skipper remplaçant pour la Route du Rhum, réception de notre nouveau jeu de voiles en carbone, séance photo en hélico et départ pour le cap Lizard, ligne de départ de la tentative de record du Tour des îles Britanniques.

A ce stade, on commence déjà à s’essouffler à l’énumération de ce qui a été accompli.

Le «Tour des îles UK», c’était avant tout un entraînement, la recherche d’un maximum de contraintes. J’ai été comblé ! Et heureux de rapporter un record à toute l’équipe d’Oman Sail qui se démenait sur le bateau depuis deux mois.

Puis un petit passage à La Trinité pour «Happy Baie», nouveau festival autour de la musique et la voile, l’occasion de jouer notre rôle d’ambassadeur d’Oman.

Oman Air/Majan est toujours basé à Lorient, les derniers détails de sa préparation sont en cours de finition, menés avec détermination par l’expérimenté Loïk Gallon.

Ah oui ! J’oubliai presque le petit aller-retour à Oman pour rencontrer les élèves de plusieurs écoles et la presse des pays du Golfe.

La dernière case à cocher est celle d’une ultime session au large de quatre jours ou plus…. La dépression se formant sur l’Atlantique Nord risque malheureusement de contredire ce programme jusqu’ici parfait… Cette dépression qui vient est sans doute la porte qui se referme sur l’été. Flexibilité et fermeté du programme vont devoir cohabiter maintenant sur ce projet.

Comme vous avez pu le comprendre, ma concentration s’est orientée sur mon objectif Rhum, et je n’ai plus la disponibilité – de temps et d’esprit – qui me permette de poursuivre ce blog. Vous pourrez suivre les nouvelles sur le site de Voiles et Voiliers.

Pour ma part, je vous salue et vous remercie d’avoir suivi les quelques récits de mes aventures – et vous souhaite, à vous aussi, de magnifiques moments sur l’eau !
Sidney

Sri Lanka, Inde et Maldives… en passant

Par

Avant-hier, à bord de Majan, nous tirions des bords le long des plages Sud du Sri Lanka.
Soleil couchant sur des terres inconnues.

Hier, nous faisions cap sur le Kerala, à l’Ouest du cap Comorin, pointe Sud de l’Inde. Une flopée de petites embarcations se rendant sur leur lieux de pêche sont venus vers nous, comme une course à celui qui croiserait notre étrave en premier.

Il faut dire que nous étions vraiment près des côtes. Avant que le soleil ne disparaisse totalement, nous pouvions même voir les temples et les minarets se détacher distinctement du reste des bâtiments de la ville.

Là-bas, les religions semblent faire bon ménage, indouisme, islam et catholicisme se partagent avec d’autres religions ou croyances les parts de la spiritualité. Les fêtes de chaque religion sont fêtées et prises en compte par le reste de la communauté – un bel exemple pour le reste du monde…

Puis le soir, encore en fin de journée, nous contournions Minicoy, l’île située la plus au Nord des Maldives, typique avec son atoll et ses cocotiers… La nuit tombante, nous tournions le dos aux lumières de l’île.

Je ne sais pas si c’est une chance ou un malheur de passer si près de ces terres aux cultures si riches et intenses sans même s’y arrêter ?

Finalement, ça ne fait qu’aiguiser notre appétit de découvertes, notre envie de parcourir le monde. Envie que l’on n’attise pas forcement en suivant les journaux télévisés. Ce passage près des côtes m’a poussé à jouer de la souris sur l’écran de navigation pour parcourir les pays de cette région que l’on connaît peu…

Tant de choses à voir ou découvrir, il ne faut pas traîner !

Sumatra dans la brume

Par

Petit matin, la brume noie le paysage, lui donnant une vrai touche d’estampe japonaise. Nous contournons doucement la pointe Nord de Sumatra, marquant ainsi une nouvelle étape dans notre retour vers Oman.

Après être entrés en Indonésie par la pointe Sud de Sumatra, nous en sortons par le Nord pour entrer dans le golfe de Bengale… Tout se fait en douceur, Majan glisse sur l’eau plate grâce à une petite brise qui peine à dépasser les 8 nœuds. C’est également la limite que nous présentent les fichiers météo pour la semaine à venir – pas d’excès en perspective ! La case «Entraînement dans le petit temps» est bel et bien cochée, nous sommes prêt pour d’autres conditions. Mais, en bons marins, nous savons qu’on ne décide de rien, on ne fait que disposer de ce qu’Eole nous offre…

Par le biais des emails, nous suivons la progression des Figaro sur l’Ag2r, et notamment celle de Saveol avec Sam (Davies) et Romain (Attanasio). Le rythme est plus soutenu de leur côté et, même de si loin, la régate est belle à suivre…

Nous avons aussi reçu les nouvelles de la première régate de Farr 30 avec la participation du bateau d’Oman Sail, Renaissance. Ils ont terminé 3e et 2e aux deux premières manches, et sont troisièmes au général provisoire. C’est génial pour les Omanais, dont certains en sont à leur première vraie confrontation sur l’eau. C’est un sentiment sympa de s’enthousiasmer pour un bateau de l’équipe et de se sentir solidaire. Vivement que les Extreme 40 courent leurs premières régates, eux aussi !

A bord, le rythme est calme, si ce n’est l’effervescence due à la naissance de la petite fille de Moshin hier matin. J’ai un peu mal pour lui, d’être sur le bateau plutôt qu’auprès d’elles, mais c’est son choix…

Depuis le bord, nous organisons le petit chantier qui aura lieu à notre arrivée à Muscat, histoire de faire une grosse vérification après ce tour de l’océan Indien. Ce n’est pas rien comme périple ! Puis le bateau partira par la mer, escorté par un bâtiment de la Marine omanaise, afin de passer sans encombre au large du Yémen et de la Somalie et de rejoindre la Méditerranée par Suez. Je pense à tous ces noms : Sumatra, Bengal, Yémen, Suez, Sri Lanka… Ça fait rêver !

Encalminé entre Singapour et Oman

Par

«Y a pas grand vent dans les voiles !» C’est le moins qu’on puisse dire. Depuis près d’une semaine, nous n’avons pas excédé les 9 nœuds de moyenne lors de nos meilleures journées. Je dois bien avouer que depuis mon arrivée sur Majan, c’est la première fois que les journées ne sont pas très excitantes. Jusqu’ici, chaque jour était l’occasion d’apprendre quelque chose, d’optimiser certains détails ou de préparer des modifications pour les deux petits chantiers par lesquels le bateau va passer d’ici à la Route du Rhum. Des journées enthousiasmantes, riches et qui passaient sans que l’on s’en rende compte…

Depuis quelques jours, l’horizon est notre seul paysage, plus de côtes et petits pêcheurs, le vent varie entre 2 et 7 nœuds, pas de manœuvre et les fichiers de prévisions n’annoncent pas de changements radicaux. Alors, c’est vrai, les jours sont un peu plus longs et les heures de bannette en pleine journée plus lourdes de chaleur.

Mais c’est comme ça, il faut prendre notre mal en patience, on ne maîtrise pas tout lorsque l’on est marin !

Pendant ce temps, nos camarades d’Oman Sail du Tour de France à la voile ont brillé au Grand Prix de Pornichet, où ils ont fini sur le deuxième marche du podium juste derrière Bertrand Pacé, sur Nouvelle-Calédonie et devant certains des prétendants à la victoire pour le TFV 2010 ! C’est une super nouvelle pour notre équipe ! A bord, Mohamed est tout excité pour son ami d’enfance qui fait partie de l’équipage. Chouette de voir son enthousiasme… Allez, nous auront plus de vent demain !

Pétole en mer de Chine !

Par

Mer de Chine, pas câline… Plus de vent du tout. Cela ne fait rien, c’est même très bien pour une meilleur compréhension de Majan. Le petit temps est sans aucun doute le point faible de ce maxi-trimaran, et son ratio poids/puissance ne le situe pas parmi les multis les plus nerveux. Il est donc important de tirer le meilleur du bateau dans ces conditions.

Malgré tout, ce premier Arabian 100 est très parlant, on sent assez rapidement quand il est proche de son optimum ou si l’on doit faire de meilleurs réglages.

Petit à petit, avec Paul, le skipper,nous commençons à aborder le chapitre «Transformation du bateau pour le Rhum». Sur le papier, nous ne changeons presque rien, mais dans la réalité, il y a tout de même une vraie liste de petits riens ! L’idée principale est de faire des changements rapides et significatifs. Nul besoin de pinailler sur des bouts de chandelles au détriment du temps passer sur l’eau à naviguer.

A bord, je pousse Mohammed et Moshin à aller davantage de l’avant, à ne pas hésiter à faire des réglages eux-mêmes, à venir à la table à cartes pour se situer et avoir leur propre estimation sur la prochaine action à mener. J’essai aussi de leur insuffler le rythme «course», même si nous sommes seuls, sans adversaire, sur ce parcours de reconnaissance de la future Five Capes Race ; c’est de toute façon plus stimulant et plus fun ! D’un naturel discret et gentil, au bon sens du terme, tous deux ont tendance à ne pas vouloir déranger ou à rester en retrait. Je les pousse à oser.

La mer de Chine est plutôt distrayante, les croisements de cargos, les îles et les petites embarcations de pêche rythment notre quotidien. Et, à l’approche de l’équateur, les journées passent très vite…

Recent Comments by Sidneygavignet

    No comments by Sidneygavignet yet.